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L'actualité de l'association

Sans le travail du Dr Herbst, nous ne saurions rien des conséquences du DES, nous les subirions totalement.

Actualité du 29/04/2021

Extrait d'une interview du Dr Anne Cabau*, lanceuse d'alerte pour la France.

Réseau D.E.S. France : Quand avez vous appris que le D.E.S. posait problème ?

Dr Anne Cabau : Sans doute en 1972, lorsque Herbst est venu pour faire une conférence à Paris sur les premiers cas publiés de cancer du vagin. Je me souviens du choc que j’ai éprouvé en découvrant qu’un traitement hormonal que l’on pensait jusque là utile et inoffensif, largement prescrit chez les femmes enceintes qui risquaient de faire une fausse couche, pouvait induire un cancer non pas chez la femme traitée mais chez sa fille, et en plus ce cancer n’apparaissait que 15 à 20 ans après la naissance.
On avait longtemps pensé que le placenta constituait une barrière infranchissable entre la mère et son fœtus. Cette idée fausse n’avait pas résisté à l’affaire de la thalidomide, mais il ne faut pas oublier que la thalidomide provoquait des malformations des membres des enfants, visibles dès la naissance alors que là on allait découvrir des malformations génitales invisibles à la naissance dans la plupart des cas.

* Interview publiée dans La Lettre n°18, décembre 2007